Nous revoilà après quelques temps d’absence pour raison de navigation !
Et oui internet n’est pas encore arrivé jusqu’au milieu du Pacifique.
Bon en tout cas la bonne nouvelle c’est que notre mission est réussie car nous sommes arrivés à Port Vila (Vanuatu) il y a 3jours. Cette dernière partie du voyage a plus été réservé à la navigation. En effet depuis 3 semaines nous n’avons stoppé que 5 jours pour décompresser. Mais reprenons où nous nous étions arrêté c'est-à-dire à Apia (Samoa) le 10 Juin.
Pour commencer il fallait rejoindre Wallis située à 220 milles (500km). Juste après notre départ le vent forcit et la mer s’agite un peu. Le stop prévu à la pointe Nord de l’île secondaire des Samoa est annulé. Le bateau marche bien mais on commence à prendre quelques gouttes. Agathe elle n’est vraiment pas au top et alterne dodo, vomi, dodo, vomi… Durant la nuit, l’orage nous tourne autour et ça pette dans tout les sens mais heureusement sans trop de pluie. Qu’a cela ne tienne, puisque le lendemain la pluie arrive vraiment et ne nous lâchera que rarement jusqu’au Vanuatu (et oui même dans le Pacifique le temps est parfois pourri).
La navigation vers Wallis va prendre une tournure que nous découvrons avec Agathe : pluie, vent et gros grains. On a eu des bons coups de torchon à 30/35 nœuds avec des trombes d’eau. Donc lorsque Wallis fut en vu le 3eme jour, tout le monde était content.
Wallis. C’est une île tranquille ou les gens sont tranquilles et ou le temps s’écoule… tranquillement ! On est resté 4 jours durant lesquels ont s’est reposé et… c’est tout. Il faut dire que le temps n’était pas non plus à la fête et ne nous a pas permis de découvrir le lagon que les gens du coin décrivent comme magnifique et encore inexploité. On aura un aperçu le jour de notre départ où le soleil est au rendez vous et ou les couleurs sont magnifiques.
Direction Futuna. La navigation n’est pas longue et doit durer environ une journée. On commence par avoir du beau temps avec du vent et un bateau qui glisse sur les vagues. Un vrai bonheur. Puis vient la nuit et là rebelote avec de nouveau de bons gros grains et notre Agathe qui recommence ses allées venus malgré les medocs qu’on lui avait fourni à Wallis. Le seul point positif c’est qu’on a super bien marché et que Futuna est en vu très tôt le lendemain. On a eu le droit à de magnifiques couleurs et des arcs en ciel dans tout les sens avant de venir mouiller dans une charmante petite baie. Cette étape va être courte. Juste le temps de faire sécher nos affaires, de faire un petit tour à terre et nous repartons illico pour notre dernière navigation en direction des Vanuatu : Port Vila située à 800 milles (1500 km).
Au départ on se prend deux jours de pétole avec un peu de pluie. C’est pas la joie ! A noter quand même que Agathe a surmonté ses petits soucis qui ne sont maintenant qu’un mauvais souvenir (vive le dompéridone !). On se fait aussi un petit passage de complètement à l’ouest à…complètement à l’est avec en prime 24h d’un coup et un jour qui n’existera jamais pour nous ! La chance a l’air de tourner et on retrouve le vent et le beau temps durant deux jours. Le moral lui remonte comme le baromètre d’autant que durant la nuit on sort un beau Tazar (ou tasar je sais pas mais en tout cas c’est délicieux). Puis la nouvelle tombe… notre routeur annonce une grosse perturbation orageuse qui se forme juste sur notre route. Il faut se dérouter vers le sud sur environ 130 milles (250 km). Effectivement dans la journée le temps se couvre à toute allure et les premiers grains commencent en fin de journée. Pendant 36 h on va se faire taper dessus en remontant au près serré (c'est-à-dire le plus près possible face au vent). Personnellement je m’amuse comme un ptit fou même si la fatigue se fait un peu sentir. La perturbation, elle, a bien grossie comme prévu avec des vents moyens à 40 noeuds (rafales à 55). Bien contents donc d’être descendu au sud. Pour remonter un peu le moral des troupes une belle Dorade coryphène suicidaire vient mordre à l’hameçon (on aura pas énormément péché durant la traversée mais au moins on aura fait dans la variété !) La remontée va être plutôt rapide puisqu’on boucle les derniers 200 milles (180 km) en à peine 36 heures et 6,3 nœuds de moyenne. Pas mal pour une charrue !!! Enfin Port Vila est en vu, nous sommes le 26 juin et c’est la fin de notre voyage. L’arrivée se fait sous la pluie (pour changer) et le soir personne ne se fait prier pour faire un gros dodo.Le lendemain matin une surprise de taille nous attend. En effet voila environ deux semaines que nous attendons une réponse pour un nouvel embarquement. Et c’est gagné !!Nous restons encore une semaine à Port Vila et dimanche prochain nous prenons l’avion direction la Nouvelle Zélande pour un petit stop d’une semaine et un peu de tourisme. Puis on repart en direction des Tonga et des Vavau group (au nord) où nous allons retrouver « Caramba ». C’est un catamaran avec à sont bord la famille Maillet que nous avons rencontré à Papeete. Ils nous ont proposé de naviguer avec eux pour ramener le bateau jusqu’à Nouméa fin août. Au programme, visite des Tonga puis direction les Fidji, un petit crochet par le Vanuatu, les îles de la loyauté et enfin Nouméa. Nous voici donc reparti pour de nouvelles aventures !!!
dimanche 29 juin 2008
mardi 10 juin 2008
Les photos nouvelles sont arrivées !
En tout cas Agathe et Etienne débrouillez vous pour nous ramener des langoustes comme sur les photos, nous aussi on veut goûter ce festin !!
Gros bisous à tous les deux, et merci pour les nouvelles !
Antoine
samedi 7 juin 2008
pacifique appelle terre!!
Terre, Terre de Pacifique,
J’ai trouvé au fin fond de mes abysses une bouteille avec ce message : « on avance au gré du vent malgré les problèmes mécaniques. Le moral est toujours aussi bon sur Apsara, les découvertes sont riches, on nage dans le bonheur ! Etienne et Agathe »
Je suis donc parti à la recherche du sillon d’Apsara, pour en savoir plus et voilà un compte rendu plus détaillé :
Une fois partis de Raiatea, ils sont allés sur Taha’a (tout à la voile puisque le moteur est toujours défaillant). Là ils sont allés faire un tour dans mon jardin de corail : poulpes, poissons, corail, je leur en ai montré une belle panoplie. Une nuit passée au mouillage et le lendemain ils vont sur Bora Bora où ils restent 2 jours : malgré ce qu’en disent les gens sur la déterioration de l’île du au tourisme, les hotels de luxe, les yachts, ils ont été agréablement surpris par les couleurs et la beauté du lagon.
Puis ils ont fait une nav’ de nuit pour etre au levé du soleil dans la passe de Maupiti réputée pas facile, mais les conditions étaient bonnes donc finger in the nose ! J’ai cru comprendre que c’est cette île qui les a le plus charmés : couleur, senteur des fleurs, rencontres avec les gens et surtout une grimpette pas facile au point culminant de l’île récompensée par une vue imprenable qui les a bleuffés ! Aucun de l’équipage n’avait vu un tel paysage donc il ne sera pas prêt d’etre oublié….quelle émotion ! Par contre, ils ont voulu faire les malins en prenant un autre chemin pour la descente, dont ils ont vite perdu la trace, et donc ils ont du se créer une piste à travers bois, jungle, pierrier…sacrés terriens !
Après 3 jours sur Maupiti, et une visite inattendue d’un cormoran à l’interieur du bateau qui a marqué son territoire sur les draps d’Etienne et Agathe, ils ont fait 2 jours de nav’ pour aller sur Mopelia : atoll du bout du bout de la polynésie francaise, encore peu visité, dont l’unique passe provoque une montée d’adrénaline car très etroite, peu profonde (2,5m ! à certains endroits !), avec un courant deversant mais c’est passé !
L’atoll est habité par 3 familles (11 personnes au total), chacune à un bout de l’ile car meme au bout du monde, les querelles de terrains font rages! Bref, ils ont été accueillis de façon incroyable par la famille de Kalami et Sophie, qui vivent en autonomie totale. Ils sont restés une semaine dans ce coin de paradis, c’était festin tous les soirs : barbec de poisson frais, de grosses langoustes pechées la veille dans la nuit sur le récif (pensée émue pour leur famille respéctive à ce moment là !!!), cochon au barbec, cocos sous toutes ses formes, crabes de cocotier, cœur de palmier frais, poisson cru, coquillages…la nourriture locale ! Ils ont profité de tout, grace à la gentillesse de Kalami pere et fils, Sophie, et Tetanui qui s’occupaient d’eux : peche au fusil, visite de l’ile des frégates, initiation à la copra (récupérer le fruit des cocos, puis la faire fermenter pour en faire ensuite du Monoî)
Ils sont repartis le frigo plein de queues de langoustes et de poissons. Le vent se décidant enfin à souffler pour de bon, ils ont filé à 7 nœuds direction Suvarrow (atoll des iles de Cook qui dépend de la Nouvelle Zelande) à 600milles de Mopelia. 5 jours de navigation leur ont suffi, mais à cause du pilote automatique qui fait descendre trop vite les batteries, ils doivent barrer pendant leur quart et une bonne partie de la journée ; l’enrouleur de Grand Voile s’est cassé, remplacé par un boot, et il y a une fuite dans la pompe d’eau de mer…La navigation devient donc interessante, manuelle, rien n’a l’air de les décourager,…mais Apsara s’il te plait, ne pars pas en kit !!
3 jours d’escale pour visiter, se reposer, aller sur l’ile des sternes cette fois, un peu de snorkelling et les voilà repartis pour les Samoa (500 milles de Suvarrow)
Pour l’instant ils ont plus souvent vu et nager avec des requins que des dauphins : nombreux requins à pointe noire, pointe blanche et meme des gris !
Ils deviennent des pecheurs qualifiés puisqu’ils ont sorti un thon rouge de 6kg, une bonite dont ils se sont faits de bons petits plats !
Terre, terre, je prends bien soi d’eux ! Ils sont beaux quand ils sont toutes voiles dehors en ciseaux.
J’ai entendu que certains terriens passaient des examens, thèse, mémoire, d’autres déménageaient, d’autre devaient passer des après midi Roland Garros…ils ont une pensée pour tous ceux là, et meme pour ceux qui ne se reconnaitraient pas dedans !
Ils compatissent pour ceux qui sont sous la pluie, bien qu’ils ne savant plus trop ce que ca signifie maintentant !
Gros bisous à tous !
J’ai trouvé au fin fond de mes abysses une bouteille avec ce message : « on avance au gré du vent malgré les problèmes mécaniques. Le moral est toujours aussi bon sur Apsara, les découvertes sont riches, on nage dans le bonheur ! Etienne et Agathe »
Je suis donc parti à la recherche du sillon d’Apsara, pour en savoir plus et voilà un compte rendu plus détaillé :
Une fois partis de Raiatea, ils sont allés sur Taha’a (tout à la voile puisque le moteur est toujours défaillant). Là ils sont allés faire un tour dans mon jardin de corail : poulpes, poissons, corail, je leur en ai montré une belle panoplie. Une nuit passée au mouillage et le lendemain ils vont sur Bora Bora où ils restent 2 jours : malgré ce qu’en disent les gens sur la déterioration de l’île du au tourisme, les hotels de luxe, les yachts, ils ont été agréablement surpris par les couleurs et la beauté du lagon.
Puis ils ont fait une nav’ de nuit pour etre au levé du soleil dans la passe de Maupiti réputée pas facile, mais les conditions étaient bonnes donc finger in the nose ! J’ai cru comprendre que c’est cette île qui les a le plus charmés : couleur, senteur des fleurs, rencontres avec les gens et surtout une grimpette pas facile au point culminant de l’île récompensée par une vue imprenable qui les a bleuffés ! Aucun de l’équipage n’avait vu un tel paysage donc il ne sera pas prêt d’etre oublié….quelle émotion ! Par contre, ils ont voulu faire les malins en prenant un autre chemin pour la descente, dont ils ont vite perdu la trace, et donc ils ont du se créer une piste à travers bois, jungle, pierrier…sacrés terriens !
Après 3 jours sur Maupiti, et une visite inattendue d’un cormoran à l’interieur du bateau qui a marqué son territoire sur les draps d’Etienne et Agathe, ils ont fait 2 jours de nav’ pour aller sur Mopelia : atoll du bout du bout de la polynésie francaise, encore peu visité, dont l’unique passe provoque une montée d’adrénaline car très etroite, peu profonde (2,5m ! à certains endroits !), avec un courant deversant mais c’est passé !
L’atoll est habité par 3 familles (11 personnes au total), chacune à un bout de l’ile car meme au bout du monde, les querelles de terrains font rages! Bref, ils ont été accueillis de façon incroyable par la famille de Kalami et Sophie, qui vivent en autonomie totale. Ils sont restés une semaine dans ce coin de paradis, c’était festin tous les soirs : barbec de poisson frais, de grosses langoustes pechées la veille dans la nuit sur le récif (pensée émue pour leur famille respéctive à ce moment là !!!), cochon au barbec, cocos sous toutes ses formes, crabes de cocotier, cœur de palmier frais, poisson cru, coquillages…la nourriture locale ! Ils ont profité de tout, grace à la gentillesse de Kalami pere et fils, Sophie, et Tetanui qui s’occupaient d’eux : peche au fusil, visite de l’ile des frégates, initiation à la copra (récupérer le fruit des cocos, puis la faire fermenter pour en faire ensuite du Monoî)
Ils sont repartis le frigo plein de queues de langoustes et de poissons. Le vent se décidant enfin à souffler pour de bon, ils ont filé à 7 nœuds direction Suvarrow (atoll des iles de Cook qui dépend de la Nouvelle Zelande) à 600milles de Mopelia. 5 jours de navigation leur ont suffi, mais à cause du pilote automatique qui fait descendre trop vite les batteries, ils doivent barrer pendant leur quart et une bonne partie de la journée ; l’enrouleur de Grand Voile s’est cassé, remplacé par un boot, et il y a une fuite dans la pompe d’eau de mer…La navigation devient donc interessante, manuelle, rien n’a l’air de les décourager,…mais Apsara s’il te plait, ne pars pas en kit !!
3 jours d’escale pour visiter, se reposer, aller sur l’ile des sternes cette fois, un peu de snorkelling et les voilà repartis pour les Samoa (500 milles de Suvarrow)
Pour l’instant ils ont plus souvent vu et nager avec des requins que des dauphins : nombreux requins à pointe noire, pointe blanche et meme des gris !
Ils deviennent des pecheurs qualifiés puisqu’ils ont sorti un thon rouge de 6kg, une bonite dont ils se sont faits de bons petits plats !
Terre, terre, je prends bien soi d’eux ! Ils sont beaux quand ils sont toutes voiles dehors en ciseaux.
J’ai entendu que certains terriens passaient des examens, thèse, mémoire, d’autres déménageaient, d’autre devaient passer des après midi Roland Garros…ils ont une pensée pour tous ceux là, et meme pour ceux qui ne se reconnaitraient pas dedans !
Ils compatissent pour ceux qui sont sous la pluie, bien qu’ils ne savant plus trop ce que ca signifie maintentant !
Gros bisous à tous !
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